Personnages présents
- U.S.B., Occulteur Chroniqueur de Borca ;
- Tai Wa Misri, Hondo Fléau Afrikain d'origine Hyprispanienne ;
- Petr Vorbitov, Sapeur Hellvétique des Balkhans ;
- Daktari, Guérisseur Anubien Afrikain ;
Date de la séance
24 avril 2026
Déroulement de la séance
Nos protagonistes longent les quais à la recherche d'un véhicule capable de les emmener sur l'Île de Parel, jusqu'à tomber sur un homme affable d'origine Afrikaine, qu'U.S.B. menace pour qu'il les transporte sur son imposante navette. L'homme, un certain Soufiane, s'exécute, intrigué par ce groupe de loubards. Garlène est installée dans une salle aussi aseptisée que possible, puis Daktari et U.S.B. l'examinent, constatant que son infection semble bien émaner de l'Amorce, malgré sa forme complètement inédite. Pour résister à la contamination, ils auront besoin d'huile de Marduk. Pendant ce temps, Soufiane propose à Petr et Tai - toujours ivre - de partir en expédition à Brighton, sur la côte sud de la Britannie. Daktari et Petr empruntent à nouveau la navette pour se rendre à la Maison Balsam, où une Anubienne est censée avoir élu domicile. Ils convainquent le garde ascète de les laisser passer, puis rencontrent Imbali, la fameuse anubienne, qui consent à donner une fiole d'huile de Marduk à son confrère Daktari, non sans lui suggérer de lui rendre visite si jamais il voulait en apprendre plus sur les mystères de leur Culte. Elle aurait été envoyée dans le nord pour surveiller l'activité du Sixième Chakra, que les Anubiens pensent proche du réveil, à en croire leur prophétie.

De retour sur l'Île de Parel, le groupe se prépare à l'opération. La question de savoir qui va procéder à l'amputation à proprement parler occupe l'esprit de nos protagonistes : il semble clair que Daktari va devoir récupérer l'artère et la cautériser, en qualité de médecin, mais son assistant devra trancher le bras d'un coup net. Petr se dévoue. Tous deux tentent de se concentrer sur leur tâche respective, mais la pression fait vaciller l'Anubien. Tai, toujours saoul, le gratifie d'une claque et d'un discours abscons pour qu'il se reprenne, sans grand effet. Petr tente de le convaincre de se reprendre en main, car il est le seul à pouvoir réaliser cet exploit, mais là aussi, les mots ne parviennent pas à percer le nuage du doute. À son tour, U.S.B. tente de raviver la flamme de Daktari : il le menace de bien des sévices si jamais il ne parvenait pas à sauver Garlène et contre toute attente, cette étincelle suffit à le remettre sur le coup. Aussitôt prêts, Petr tranche le bras infecté, U.S.B. et Tai tentent de maîtriser Garlène en état de choc, puis Daktari trouve sans mal l'artère, qu'il parvient à cautériser. L'opération est un succès. Quant au bras, le groupe l'enferme dans une boîte scellée en vue de l'offrir aux Spitaliers.
Nos larrons s'affaissent lourdement sur leurs chaises pour se remettre de leurs émotions. Après s'être assurés que Garlène pourra se reposer dans de bonnes conditions, ils s'entretiennent finalement avec Soufiane, qui les instruit de sa proposition à une soupe populaire, non loin des docks. Selon lui, la ville de Brighton regorge d'artefacts et de richesses, il a donc besoin d'une petite équipe soudée pour les récupérer, de sorte à ne pas se faire remarquer par le Vautour qui règne sur Britannie. Soufiane insiste néanmoins lourdement sur un point : il refuse de faire affaire avec les Néolybiens, qu'il accuse d'être des tyrans sans foi ni loi. En qualité de Léopard, ses connaissances sur les affaires de la Banque du Commerce lui ont permis de comprendre que les mercenaires très hétéroclites qui se tient devant lui correspondent à la description de ceux ayant aidé le Pillard Hamza à Toulon. Il tente donc de les jauger, de savoir s'ils sont toujours en contact avec Hamza ou ses confrères de Tripol, ce à quoi nos protagonistes répondent par la négative. Rassuré, Soufiane leur propose donc de concrétiser cette affaire - le groupe suggère de partir pour Brighton dans quatre jours, le temps de se préparer. Ainsi, le Léopard prend congé de ses nouveaux collaborateurs.
Demeurant à la soupe populaire, le groupe active à nouveau le Disque et l’Étoile de Jéhammet. L'objectif : savoir si le signal pointe vers le Vent d'Ouest, l'auberge où réside actuellement Shamash. U.S.B. calibre l'artefact à la perfection et cette fois-ci, plus de doute. La théorie tient la route. Le signal de retour pointe dans la direction du Vent d'Ouest. Soit la dernière pièce du puzzle est entre les mains de Shamash, soit le hasard ou le destin leur jouent de drôles de tours. Pendant ce temps, les autres membres du groupe repèrent un Chroniqueur hagard et émacié qui erre dans les rues, les yeux rivés sur un appareil de localisation. Tai laisse la curiosité prendre le dessus et se faufile discrètement dans le dos de sa cible, constatant qu'il se guide à l'aide d'un traqueur digital qui semble répondre à différents appels dans le quartier. Entre autres, une source d'émission radio provient de la porte de la soupe populaire, là où l'on peut percevoir la faible lueur d'une diode rattachée à un étrange objet rectangulaire. Tai ne s'y trompe pas : un pain d'explosif ! Il saisit le chroniqueur en otage, le pensant évidemment coupable, mais l'homme s'écrie "Éloignez-vous de cette porte !" à l'attention des clients de la soupe populaire... juste avant que celle-ci n'explose. Leste, Petr parvient à se mettre à l'abri, non sans protéger tant bien que mal Daktari qui subit le souffle de plein fouet, de même qu'U.S.B.

L'explosion ne suffit pas. Un déluge de balles de Uzi s'abat sur la foule, sa trajectoire rencontrant U.S.B. qui échappe de peu aux blessures graves grâce à sa combinaison de Chroniqueur. L'autre Chroniqueur - cet étrange énergumène décharné - jette un cylindre émettant de la lumière pour fendre la fumée afin de guider les gens en lieu sûr, mais ses tentatives sont contrecarrées par une grenade à impulsion lancée par l'assaillant, qu'il qualifie de "maudit Blafard". Face à un ennemi invisible, bien équipé et manifestement sur-préparé, le groupe décide de battre en retraite. U.S.B., Petr et Daktari fuient par une maison voisine, Tai préférant prendre une bouche d'égout en emportant son nouvel allié maigrichon. Lorsque le groupe se retrouve, près d'une demi-heure plus tard, le Chroniqueur en hyperventilation leur propose de le suivre jusqu'à sa cachette dans le quartier des fourreurs. Là, dans cette cahute décorée de formules mathématiques que seul un esprit fiévreux aurait pu écrire, il dévoile tant son niveau de paranoïa que son inadéquation totale avec la violence à laquelle nos protagonistes sont habitués : persuadé d'être sur le point de mourir en raison de la maigre éraflure qu'il a reçu à la gorge, celui qui se nomme "Ampère" n'est qu'à peine rassuré par le diagnostique plutôt encourageant de Daktari quant à son prognostique vital, alors qu'U.S.B. à ses côtés a subi bien pire. Lorsqu'enfin, il se calme, "Ampère" se lance dans des élucubrations difficiles à suivre, mentionnant pêle-mêle Argyle le Vautour, ses Pictons, une invasion de Borca, l'anagramme numérique des années 2588 et 2597 qui forment "1616", et tant d'autres pistes aussi fumeuses que troublantes. Parmi les éléments les plus troublants, Ampère semble avoir découvert que les Pictons ont été "programmés" par leur maître avec trois mots : "Disque", "Étoile", "Lance". Le Chroniqueur sait que ces éléments constituent le "Testament" de Jéhammet, mais ne semble pas savoir où ils se trouvent. Après avoir creusé le conditionnement des Pictons capturés l'an dernier en Borca, il aurait découvert un paramètre caché dans leur esprit, sous la forme d'un autre mot. "Hélios". Une référence au Dieu Soleil des Anciens.

La discussion avec Ampère, à supposer qu'on puisse la qualifier ainsi, fait surgir différentes hypothèses dans la tête de nos protagonistes. D'une part, ils se demandent si Soufiane n'aurait pas tenté de les attirer sur les terres d'Argyle pour les y faire capturer. La méfiance est de mise. D'autre part, ils s'interrogent sur Shamash, qu'ils pensent désormais en possession du dernier fragment - la fameuse Lance, à en croire Ampère. Ce nom - "Shamash" - finit par réveiller les souvenirs de Tai. C'est un autre nom que les anciens utilisaient pour identifier un Dieu-Soleil. Troublés par ces révélations, ils décident de lancer Ampère sur la piste de Shamash, cependant qu'ils enquêtent sur le champs proche ayant secoué la ville durant la nuit précédente. Il semblerait que des chiots du chenil voisin aient trouvé la mort suite à cette puissante fluctuation d'énergie. Son origine est probablement proche. Cette recherche nocturne n'est guère fructueuse, mais elle a au moins l'avantage de permettre aux Spitaliers de retrouver le groupe dans cette région excentrée de la ville. Bascule, Vatenguerre et deux autres Préservistes les accostent. Contents de pouvoir récupérer le bras de Garlène, ils demandent au groupe si l'enquête sur le Feu Stellaire a progressé et, à défaut, l'enjoignent à redoubler d'effort sur la question. En l'état, les Spitaliers ne peuvent se rapprocher des Anabaptistes sans commettre de crimes qui pourraient coûter cher aux relations entre les deux cultes. Ils vont mettre à profit le temps devant eux pour analyser le bras de Garlène et envisager des solutions pour lutter contre la Sixième Plaie, même si leur épigénéticienne Vega a d'ores et déjà conclu que les individus porteurs de la Sepsie - en particulier les Léperos et d'autres infectés comme les Ganarides - sont des organismes pré-conditionnés pour que le germe de la Sixième Plaie se propage plus efficacement.
