Personnages présents
- Shuri Shenbar, Kahar Luathi renégat ;
- Aisara Papanikolaya, Guerrière de Lykos ambitieuse ;
- Takari Dreamflower, Alkitar vengeur.
Date de la séance
29.04.2026
Déroulement de la séance
La Meute s'interroge sur l'état du Nord de la Route de la Guerre, comme prise de culpabilité à l'idée de trahir certains de ses alliés au profit du Sud. Shuri, en particulier, mène l'enquête auprès d'une famille Luathi d'Orsem Honess pour découvrir que la Nawsi favorise de plus en plus les Melkoni au détriment des autochtones. Il apprend également que Kroryla développe une agglomération au nord des Vori Vana, pour héberger les réfugiés Melkoni en provenance du Grand Melkon dont les Cités-Etats se mènent une guerre toujours plus mortelle. D'autre part, il semblerait qu'un culte maléfique assassine des Rylareia dans la cité, provoquant un mouvement de panique parmi les colons. Ces considérations semblent cependant bien éloignées de la mission des Chacals. De retour à leurs affaires, ceux-ci acquièrent une grande quantité d'huile dans l'espoir d'embraser le Nyssalis qui hante la forteresse de Tjaru, de sorte à empêcher que ses têtes ne repoussent, le cas échéant.

Le voyage jusqu'à Tjaru, le long de la côte, est entaché par une rixe avec une petite bande de brigands établie dans un village abandonné. Lorsque la moitié d'entre eux tombent au combat, les trois derniers tentent de s'enfuir, mais la Meute en capture deux - Mavood et Totosh - qui se voient engagés de force. Dix jours plus tard, le petit groupe se retrouve au pied de la falaise menant à Tjaru, contemplant la puissante forteresse sur les hauteurs. Comme des débris bloquent le chemin qui mène à la porte, la Meute se hasarde à une courte séance d'escalade qui se déroule étonnamment bien. Toutefois, le poste de garde est lui-même obstrué par des débris cyclopéens, aussi le groupe choisit-il d'escalader la muraille en prenant appui sur quelques imperfections. Du haut de la tour de garde, Mayrah Vedil est visible dans le lointain, rappelant à tous que la finalité de la prise de Tjaru consiste à faire pression sur la colonie minière. Dans les ruelles de la forteresse intérieure de Tjaru, le groupe aperçoit une silhouette discrète qui semble se fondre parmi les décombres, sans trop savoir quoi en penser. Les Chacals se hasardent parmi les décombres de la cité, laissés là par les Takan aux derniers jours du Soulèvement, de sorte à la rendre inhabitable. Ils découvrent un ancien baraquement militaire, construit par les Gerwa, puis occupé par les Takan. Si l'on met de côté un étrange sceau Gerwa en forme d'oeil, gravé à la craie sur le mur, ainsi qu'une pièce mouahalane perdue dans les débris, le lieu ne semble pas renfermer de passages secrets qui mèneraient à d'éventuels tunnels souterrains. La fin d'après-midi avançant, nos protagonistes se replient au sommet de la tour du mur sud-ouest pour poser leur campement sur une position avantageuse. Quelle n'est pas leur surprise lorsqu'ils constatent leur incapacité complète à trouver le sommeil en ces lieux maudits. Fatigués et irritables, ils comprennent que leur exploration de Tjaru va nécessiter un certain nombre d'allers-retours en-dehors de la cité s'ils ne veulent pas mourir d'exténuation. La nuit donne également l'occasion au groupe de voir cette étrange silhouette se promener à nouveau dans les ruines.
Au matin, les Casseurs Pédestres décident de visiter le centre de commandement de la forteresse intérieure. Évitant un autre sceau de protection Gerwa posé contre la muraille, ils glissent - certains maladroitement - le long des marches du sentier de patrouille. Puis, dans la Tour de commandement, le groupe rencontre une Heka Gerwa du nom d'Iset, qui ne semble pas hostile - une première pour les Chacals qui sont plutôt habitués à se faire recevoir avec violence. Au cours d'une discussion relativement courtoise, Iset dévoile qu'elle recherche les traces du Grand Unificateur de Ger, Mernptah, qu'elle pense à l'origine de Tjaru. Elle explique également que la bienveillance des Six et des Huit la protège de la malédiction, d'autant que ses "alliés" - deux Annubi et deux disciples d'Anu - l'aident dans ses recherches. La malédiction aurait été proférée par un prêtre kétian - un "Sankunniyant" - au moment d'être exécuté dans le "puits charnier" au Nord de la ville. Elle empêche les mortels de trouver le sommeil, de guérir de leurs blessures et emprisonne leur âme dans leur corps si jamais ils viennent à mourir en ces lieux. Pour la briser, il faudrait se débarrasser de trois "ancrages" : détruire un totem dédié à Zadon, protégé par les Takan de la cité ; abattre le Nyssalis qui réside en ces lieux ; amener la paix aux nombreuses victimes sacrifiées dans le "puits charnier". Cette tâche presque herculéenne semble hors de portée des Chacals, mais Iset leur propose son aide s'ils acceptent de trouver des traces de Mernptah en retour. N'y voyant aucune objection, la Meute fait ainsi la connaissance d'Anarak, un de ses alliés Annubi, qui consent à guider le groupe à travers les ruelles labyrinthiques de la cité dévastée.
Nos intrépides Chacals - renforcés par la présence de Mavood, Totosh et Anarak - découvrent un passage secret menant aux citernes de Tjaru. Une exploration prudente permet au groupe de jauger la taille gigantesque des lieux : cette simple citerne pourrait abriter de quoi abreuver des centaines de soldats stationnés dans la cité pendant un long siège. Creusée de mains inconnues dans les profondeurs de la colline, elle semble mener à d'autres chemins sous-terrains...