[Pavillon Noir] Un Espadon sous le Soleil
Douchebag Sheriff

Protagonistes

  • Miguel …, médecin espagnol
  • Don Alonzo …, soldat du Doge de Venise qui escorte les Gauthier
  • Johanes …, maître d’armes hollandais fuyant les persécutions religieuses
  • Helmut “l’Appât”, jeune marin français dresseur d’animaux

Date de la séance

28.08.2017

Déroulement de la séance

Alors que Don Alonzo débarque à Brest aux côtés des Gauthier pour rejoindre le Nouveau Monde, Johanes, Helmut et Miguel arpentent les rues de la cité bretonne à la recherche d’un navire dans lequel s’engager. Tout ce beau monde se retrouve au “Fou de Bassan”, où les trois s’engagent dans l’équipage d’Eric de Clichy, alors qu’Alonzo était justement supposé rejoindre le navire du capitaine pour faire la traversée de l’Atlantique. En effet, l’Espadon - sa Frégate Trois-Mâts carrés armée pour la guerre - est censée escorter une Flûte marchande - la Dame Jeanne - jusqu’à Saint Domingue. Le lendemain, M. de Clichy convie Don Alonzo à souper en sa compagnie. Helmut, Miguel et Johanes servent d’escorte. En route, ils tombent dans une embuscade qu’ils défont, non sans perdre M. de Clichy, foudroyé par deux balles. Helmut reprend le contrôle du transport, Miguel parvient à sauver la vie du capitaine et les deux fines lames de cette équipe composite - Johanes et Alonzo - pourfendent les brigands. Ces derniers étaient au nombre de six : seul un s’en ressort vivant. Il dénonce bien vite le commanditaire - un homme dont la description correspond à M. de Jarnac, le Second de l’Espadon - mais ce simple témoignage ne suffit pas à incriminer l’homme de manière irréfutable. Ainsi et malgré les avertissements de nos trois protagonistes, le Vice-Amiral d’Estrée ne peut que remplacer M. de Clichy par un capitaine venu d’ailleurs - M. de Sailly - qui provoque bien vite l’ire de son équipage par son manque d’empathie et de charisme.

En mer, la vie est horrible : la nourriture et l’eau, immondes, minent le moral des marins, pendant que des erreurs flagrantes d’attribution des tâches se font ressentir. Alors que l’équipage peine à dissimuler sa colère, Églantine Gauthier interrompt la sinistre escalade en s’imposant à bord du navire, revendiquant au passage la présence de Johanes à ses côtés pour la durée du voyage. Alonzo et Johannes se disputent les faveurs de la belle, pendant que Miguel et Helmut vivent un calvaire au quotidien, malgré le soutien de leurs matelots François “Tête-de-Pioche” Bichon et Pringent. Dénouement logique de cette situation explosive, “Tête-de-Pioche” finit par s’emporter sur Honorin “La Baleine” Dessicard (le cuisinier) et déclenche une esclandre qui lui vaut à lui, ainsi qu’à son comparse Pringent, deux jours dans les cales avant d’être fouetté publiquement. Le traitement cruel imposé par M. de Sailly - 24 coups de chat à neuf queues - provoque le décès de Pringent. Le vieux marin avait néanmoins pu partager ses connaissances sur la pêche avec Helmut : le jeune homme et Miguel organisent des sessions de pêche durant leur temps libre, afin d’offrir à l’équipage des poissons frais plutôt que de la nourriture avariée. Une quarantaine de marins finit par se joindre à eux, remontant considérablement l’humeur de l’équipage. Une autre nouvelle fait briller une lueur d’espoir chez les hommes : l’arrivée soudaine du navire à proximité des Canaries, où il sera enfin possible de refaire de l’eau et du biscuit.

Douchebag Sheriff

Date de la séance

28.09.2017

Déroulement de la séance

Alors que l’arrivée aux îles Canaries laissait penser que l’Espadon pourrait refaire de l’eau et du biscuit, le capitaine de Sailly choisit de ne pas s’arrêter - malgré toutes les tentatives de nos intrépides marins pour le convaincre du contraire. Entre autres, Miguel simule le scorbut avec le concours de Jean Combu, mais rien n’y fait. Quelques semaines plus tard, la Frégate passe au travers d’un terrible grain. Sans grande surprise, et en dépit des signes avant-coureurs détectés par Miguel, le capitaine de Sailly n’a guère la prévenance de réduire la voilure en avance, forçant ainsi des gabiers à grimper au plus fort de la tempête. Deux morts sont à compter. Thierry Gentil, pris de vertige, refuse de rejoindre ses collègues malgré les coups de fouet du Maître d’Équipage. En punition, il est condamné à faire assumer le rôle de la vigie en pleine tempête par le capitaine. Pendant ce temps, Helmut rejoint le maître Calfat pour l’aider dans ses préparations, pendant que Johanes s’assurent que les canons sont solidement attachés et que Miguel tente tant bien que mal de protéger ses outils. En dépit de son statut de passager, Don Alonzo se précipite pour aider Thierry Gentil à rejoindre la vigie, épaulé par Tête-de-Pioche. Même s’ils parviennent à mener le mousse à bon port, celui-ci finit par s’écraser tragiquement sur le tillac quelques minutes plus tard. Cette scène d’horreur provoque un hurlement de colère de la part des marins, parmi lesquels deux accusent le capitaine d’être un assassin. Ils sont sitôt saisis par les garde-marines qui les mènent directement à la soute. Les rumeurs prétendent qu’ils seront pendus le lendemain.

Helmut tente le tout pour le tout afin de libérer les deux captifs : profitant d’aider le maître calfat à réduire les dommages de la coq présents dans la soute, il convainc les deux Garde-Marines les accompagnant de quitter la salle quelques instants, puis tente - en vain - de maîtriser son supérieur avant de libérer les marins retenus dans la soute. Malheureusement, le jeune homme n’arrive pas à surprendre sa victime et décide d’abandonner son plan - d’autant qu’il ne savait pas vraiment quoi faire des prisonniers, une fois ceux-ci libérés. Pendant que Miguel envisage sérieusement de monter les marins contre les officiers, Johanes et Don Alonzo devisent d’un plan autrement plus direct. Lors de la pendaison des deux marins révoltés, l’Italien pourfend par surprise le capitaine de Sailly, lui sectionnant l’aine d’un leste coup de rapière. Sans surprise, il est attaqué par le Second, mais parvient à sauter de la dunette pour atterrir sur le tillac. Cette prouesse ne le sauvera pas d’une dizaine de tirs de mousquet décochés par les Gardes-Marine à proximité. Johanes subit le même sort, alors qu’il venait de pourfendre un soldat avec son propre sabre pour venir en aide à son homologue escrimeur italien. Helmut tente de profiter de la confusion pour libérer les deux marins, mais peine à grimper dans la voilure. Alors qu’il y parvient, le second - M. de Jarnac - demande aux soldats de l’appréhender. Helmut libère un prisonnier, grimpe au sommet de la vigie, puis plonge dans l’océan sous le feu des mousquets. Par miracle, il survit à sa chute, mais sombrera néanmoins peu après dans les profondeurs inscrutables des abysses.

Seul survivant parmi notre quatuor tragique, Miguel décide de terminer cette affaire à sa manière. Il s’assure que le capitaine de Sailly meure de ses blessures, obtenant justice pour ses méfaits. Ce faisant, il fait inconsciemment le jeu du perfide M. de Jarnac - débarrassé de M. de Clichy et de M. de Sailly, il prend enfin légitimement les rennes du navire, au moins jusqu’à son arrivée dans le Nouveau Monde. Là, l’Espadon est accueilli par un navire anglais hostile, dirigé par un infâme pirate de nom de Charles Vane, mais les morts qui reposent dans l’océan n’ont plus guère d’intérêt pour cette histoire…

last edited by AnubisVladTepas

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