[Résumé] Séance 19, à la recherche de Ranksacaan

Personnages présents

  • Ki Qua
  • Jeanne Lefèbvre
  • Meng Zhude
  • Jacques d’Oyes
  • Fernand Legoffe

Date

15.04.2018

Court résumé

0_1523952446014_Screen Shot 2018-04-17 at 10.06.35.png

Le groupe décide de partir à la recherche de l’Urne de Jade, dans l’espoir de mettre en échec le nouveau plan de Sayk Fong Lee. La seule piste qui peut les y mener est “Ranksacaan”, un plateau de Mongolie où devrait se trouver l’objet de leur convoitise.

Ki Qua n’était pas présente lors de la rixe au palais des Seigneurs Mandchous. En vérité, elle avait été “retenue” dans l’Empire des Ombres par une créature surgie au dernier moment. Se soustrayant à son agresseur, elle eut l’occasion d’apercevoir les ombres du Maître de l’Art et de sa troupe traverser le portail, avant de les suivre avec le Compas et le Brûloir en sa possession. De retour dans le monde des hommes, Qua quitta le palais des Seigneurs Mandchous au milieu de la mêlée opposant ses camarades d’infortune et les sbires du sorcier. Elle était livrée à elle-même dans la ville de Harbin, jusqu’à retrouver Qian Lan et les mendiantes, qui lui procurèrent un toit et du repos le temps d’en apprendre plus sur les événements de la vieille. Finalement, c’est par l’intermédiaire de Zhude que notre intrépide et impulsive saltimbanque retrouve le reste du groupe.

Ensemble, ils décident de trouver un moyen de locomotion pour rejoindre Ranksacaan, dont ils connaissent approximativement la localisation. Ils essaient d’abord la voie diplomatique : les Français obtiennent un rendez-vous à leur consulat, mais le responsable - M. Genevoix - ne peut accéder à leur demande de communication avec George Guédon, resté à Dairen. Qui plus est, il ne peut non plus leur offrir un moyen de locomotion. Avec les Japonais aux portes de la cité, l’homme préfère assurer la protection des ressortissants français en leur procurant des papiers en bonne et due forme. À défaut d’une solution, au moins Jacques et Fernand disposent-ils à nouveau de papiers à peu près en règle.

Le groupe médite sur une autre méthode d’obtenir un moyen de transport. Entre les trains réquisitionnés par les Mandchous ou bloqués par les Japonais et les voies maritimes qui ne partent pas dans la bonne direction, la perspective de voler une automobile semble presque raisonnable. Or le trajet de plus de 1’000 km les dissuade d’opter pour cette option. Zhude et Qua négocient néanmoins un voyage en jonque avec un homme du port : nos investigateurs profitent de l’occasion pour extraire Serpent Jaune de Harbin et lui permettre de rejoindre la Mer dans l’espoir qu’il trouve des alliés.

Pendant ce temps, le reste du groupe étudie les possibilités de libérer Zhuang Xueling du rêve d’opium. Les premières recherches sont fructueuses et rapporte l’existence d’un “Dragon de l’Ombre” capable de libérer les mortels de toutes les emprises grâce à son venin terrifiant. Il faudra une bonne journée de recherche supplémentaire pour découvrir que ledit Dragon n’est autre que le Messager des Tourments, monture des Rançonneurs de Droit Divin, et que celui-ci peut être contacté dans les rêves en suivant un rituel antique de divination chinoise. Le groupe se procure les ingrédients nécessaires au rituel - principalement, deux tortues dont les carapaces servent de base à des écritures “ossécailles”. Zhude effectue le rituel, et Fernand rejoint le rêve d’opium dans l’espoir de se libérer de l’emprise de la drogue et de sauver le jeune Maréchal. Dans son rêve, l’agriculteur breton se retrouve au milieu d’une vallée sauvage peuplée de statues de monstres. Il pénètre dans un sanctuaire de basalte aux plafonds cyclopéens, où gît un cercueil de jade dont l’aura exerce une attraction malsaine. Surgissant des profondeurs ténébreuses de la salle, un gigantesque dragon apparaît alors et toise Fernand de son regard, avant de le mordre délicatement. Le venin de la bête brûle le sang de sa victime, qui se retrouve dès lors libre de ses mouvements. Il aperçoit le maréchal aux prises avec des goules, l’extrait et quitte le rêve aussi vite qu’il y est entré.

De retour dans le monde des vivants, Zhang Xueling remercie les investigateurs et leur promet de tout faire pour les aider dans leur lutte contre Sayk Fong Lee. Avant de convoquer son État-Major, il détache auprès du groupe le capitaine Yiang, leur donne accès à un avion Fairchild encore en réparation et confie à chacun des investigateurs un équipement standard de l’armée mandchoue. Le Capitaine Yiang confirme que Sayk Fong Lee a envoyé un convoi en Mongolie il y a quelques semaines : il a emprunté le chemin de fer et pourrait être devancé par un avion. Le groupe démarre dès le lendemain, après que leur avion ait été réparé par les mécaniciens du maréchal avec le soutien de Fernand. À Tsitsikar, première halte du trajet, le groupe obtient la confirmation qu’un convoi est passé par là il y a quelques jours. Leur contact radio à Hailar leur apprend que le train est déjà arrivé sur place et qu’il est à l’arrêt, dans l’attente du retour de ses occupants. Il contenait des véhicules militaires et des soldats. Sur conseils des investigateurs, le Capitaine Yiang fait repartir le train en direction de Harbin, privant de fait les sbires de Sayk Fong Lee de leur moyen de retour. L’avion repart, fait halte à Hailar et atteint finalement la Mongolie dans la ville de Kurulun. Entre temps, il croise également le convoi de Sayk Fong Lee. Yiang estime que leurs ennemis arriveront à Kurulun trois heures après leur avion.

Sur place, Jacques et Fernand négocient du carburant contre le pistolet Hanyang du psychologue. Jeanne, Qua et Zhude interrogent les habitants sur Ranksacaan, mais nul ne semble vouloir en parler. Seul un vieux fou répète inlassablement une série de phrases dès qu’il entend ce nom, poussant nos investigateurs à recherche un érudit capable de traduire son charabia. Une fois traduites, les paroles du vieillard glace le sang des malheureux :

Ranksacaan, Ranksacaan, Teï Tran ! Ranksacaan odoo Tcho traydaen rhiot khyikheen. Yaagaad ? Ah ! Tcho homane steleen Cthulhu Ranksacaan ! Ah !

Ranksacaan, Ranksacaan, Teï Tran ! Ranksacaan maintenant les tcho-tchos ont envahi la cité glaciale. Pourquoi ? Les tcho-tchos prient la larve de Cthulhu de Ranksacaan ! Ah !

Fort de ces informations de mauvaise augure, le groupe reprend l’avion avant l’arrivée des sbires du sorcier.

last edited by AnubisVladTepas

Anecdotes et erreurs du MJ

Écritue ossécaille

L’“écriture ossécaille” consiste à écrire sur des os ou des écailles d’animaux. Il s’agit d’une des premières formes d’écriture pratiquée en Chine (antérieures aux lattes de bambous utilisées avant le papier), dont découlent des rituels de divination qu’on appelle “Chéloniomancie”.
0_1523952779174_Beijing.printing.museum-Henan.Anyang.Jiaguwen.jpg
Carapace de tortue datant de la dynastie Shang (-XVIe siècle — -XIe siècle) comportant de l’écriture ossécaille, provenant d’Anyang, Musée de l’imprimerie de Chine (source Wikipedia)

Kurulun et sa population non-euclidienne

Kurulun n’est vraisemblablement pas composée de 300’000 habitants, mais plutôt de dix fois moins. À en juger par le plan de vol, la cité se situe à l’emplacement de Choibalsan, la quatrième plus grande ville de Mongolie avec environ 35’000 habitants (aujourd’hui).

0_1523952588326_Screen Shot 2018-04-17 at 10.09.39.png

0_1523952677440_Screen Shot 2018-04-17 at 10.10.40.png

  • 2
    Posts
  • 618
    Views