Personnages présents

  • Jeanne Lefèbvre
  • Meng Zhude
  • Jacques d’Oyes
  • Fernand Legoffe

Date

29.04.2018

Court résumé

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Le Fairchild du groupe se pose dans le désert de Gobi, à quelques encablures du plateau de Ranksacaan. Alors qu’ils tentent de dissimuler leur avion dans un renfoncement naturel au sein des montagnes, les investigateurs sont accueillis par une troupe de cavaliers mongols curieux de leur présence : ceux-ci les invitent à s’entretenir avec leur chef, dans un village non loin. Sur place, le chef - Oikan Joira - tente d’abord de marchander leurs armes à feu, avant que Jeanne ne mentionne “Ranksacaan”. Interpellé, l’homme explique la situation, dans un mélange de parlé mongol difficilement compréhensible, de gestuelles et de dessins à même la terre : son clan et “le clan de Ranksacaan” étaient autrefois à couteaux tirés, jusqu’à que Oikan Joira parvienne à rencontrer le “clan des Soviets”, qui lui fournit des armes à feu à même de repousser ses ennemis. Malheureusement, le clan de Ranksacaan se rabattit sur des frappes nocturnes meurtrières, qui ne trouvèrent fin qu’avec l’arrivée inopinée d’un shaman pacificateur. L’homme s’entremit pour calmer le jeu, obtenant du clan d’Oikan Joira qu’il offre un sacrifice mensuel pour apaiser la colère des “Ranksacaan”. Le chef conclut son explication en montrant un crâne humanoïde difforme. Celui d’un membre du clan Ranksacaan. Celui d’un Tcho-Tcho.

Le shaman fait irruption à cet instant, maudissant la présence des voyageurs étrangers, ce qui ne manque pas de susciter immédiatement une inimité presque viscérale chez eux. Le vieil homme repoussant vient délibérer pour sélectionner la prochaine victime à envoyer chez les Ranksacaan : un jeune enfant, dont les parents peinent à accepter le sort. Ce spectacle ne laisse pas les investigateurs indifférents, aussi profitent-ils de leur repos une “vaste” masure malodorante pour décider de leurs prochaines actions. Montant la garde pendant la nuit, Fernand est frappé d’une fulgurante révélation alors qu’il observe la silhouette du shaman à travers l’unique fenêtre de sa maison. L’homme porte un épais masque de cuir tanné, qu’il utilise pour dissimuler la forme réelle de sa tête, qui correspond plus à celle d’un Tcho-Tcho que d’un humain. Saisissant la balle au bond, le groupe se réveille et cherche à confondre le scélérat, en prévenant un Oikan Joira passablement réticent. Le chef part s’entretenir avec le shaman, accompagné de deux hommes et de Zhude, qui met discrètement en joue le monstre. Resté à quelques mètres de là, Fernand profite de l’occasion pour faucher le misérable shaman d’un tir fort bien ajusté. Lorsque que le clan tout entier entre en alerte, Zhude arrache le masque de peau du shaman pour prouver le bien fondé de leur action. De son côté, Jeanne découvre que deux ombres affamées parcourent le ciel et se précipitent vers le plateau de Ranksacaan. Le temps presse.

Outré, Oikan Joira prépare une poignée d’hommes pour mener un raid punitif chez leurs ennemis. Les investigateurs se joignent à eux pour ce long voyage - une demi-journée pour atteindre le lieu des offrandes sacrificielles. L’endroit a été dévasté, les cadavres de Tcho-Tcho récemment déchiquetés jonchent le sol. Le groupe suppute qu’il s’agit d’un assaut des ombres affamées. La nuit menace de tomber, forçant le convoi à faire halte dans une petite grotte habitable : après tout, une personne reposée en vaut deux. La journée suivante les mène jusqu’à l’entrée des grottes où vivent les Tcho-Tcho. Leurs entrées sont, elles aussi, décorées des cadavres de leurs habitants. Étrangement, de fins voiles noirs flottent dans l’air, de manière presque surnaturelle. Du tissu déchiré, à priori. Sans doute tout ce qui reste des ombres affamées ! Cette réalisation choquante s’accompagne d’une autre : les Tcho-Tcho au sol n’étaient pas morts, mais tapis en embuscade. Ils se jettent sur les intrus, tentant de les neutraliser de leurs gourdins primitifs. Zhude réagit le premier : il empale une créature, avant de dégoupiller sa grenade et de hurler à ses camarades de battre en retraite. Les cieux ont un sinistre sens de l’humour : à peine l’apothicaire a-t-il prononcé ces mots qu’un sauvage l’assomme d’un coup puissant sur le crâne. Le brave Capitaine Yiang pense pouvoir sauver la situation en repoussant la grenade dégoupillée vers l’intérieur de la caverne, mais il échoue à son tour. Alors que les investigateurs s’enfuient, l’explosif détonne, emportant dans son souffle le vaillant Zhude, le Capitaine Yiang, quatre cavaliers mongols et une bonne vingtaine de cannibales.

Le groupe - ou plutôt, ce qui en reste - bat en retraite et observe la réaction des monstres. Ceux-ci se terrent dans leur grotte, refusant de donner la chasse. Un plan est bientôt arrêté pour leurrer les Tcho-Tcho hors de leur zone de confort : une grenade attachée à une corde tendue, du bruit à l’entrée pour attirer l’attention, un ingénieux mécanisme de déclenchement manuel au cas où tout échoue. L’échec n’est évidemment pas envisageable. Et pourtant. Parmi les trois Tcho-Tcho qui mordent à l’hameçon, nul ne déclenche le piège. Lorsque le Mongol ayant posé le piège tire sur la corde pour tenter de déclencher manuellement l’explosion, rien ne se passe. Heureusement, le regard perçant de Jeanne lui permet d’identifier très clairement le nombre et la position des Tcho-Tcho restants dans la zone : ils sont une petite dizaine, parmi lesquels des enfants et des femelles. Les investigateurs mettent ainsi de côté les expérimentations compliquées et procèdent à un massacre en règle des cannibales, à coups de fusils et de baïonnette.

L’exploration des tunnels révèlent la présence d’une créature prisonnière de la glace, au plus profond de la grotte : la fameuse larve stellaire dont parlait le vieux fou de Kurulun. Elle se débat frénétiquement, poussant des rugissements terribles qui résonnent dans l’ensemble du complexe naturel. Heureusement, nos protagonistes n’ont pas à s’entretenir avec elle pour trouver ce qu’ils cherchent, car l’Urne de Jade se situe au-dessus de leur tête, préservée dans la glace depuis des siècles. Une petite heure de piolet suffit pour la libérer. Après une délibération stérile sur l’avenir de l’urne - pourquoi ne pas la détruire directement et empêcher définitivement Sayk Fong Lee d’en profiter ? - Fernand et Jacques souhaitent confronter la monstruosité du fond de la caverne, dans l’espoir que sa présence révèle un portail des Ombres, ou une quelconque magie capable de les aider. La salle dans laquelle le monstre est enfermé prend la forme d’une longue pente gelée vers laquelle des sacrifices humains glissaient lentement. Au fond, une abomination indescriptible se déchaîne d’autant plus fort qu’elle sent sa pitance à portée de tentacule. Sorte d’amas de tentacules difformes et tuméfiées, la “larve stellaire” tente d’attraper un Jacques légèrement pris au dépourvu. Il aperçoit une petite anfractuosité dans la roche, dans laquelle certaines victimes malheureuses ont réussi à se réfugier jusqu’à mourir de froid. C’est à cet instant que Fernand, pourtant fermement attaché, perd complètement prise et laisse Jacques dévaler le funeste escarpement. Le psychologue se débat de toutes ses forces, évitant de peu la seule tentacule libre de la larve qui cherchait à l’emporter. Il finit par remonter grâce à une corde tendue par son maladroit camarade, et les deux compères quittent les lieux aussi vite qu’ils y sont entrés.

Le groupe dispose vraisemblablement d’une petite journée d’avance sur le convoi de Sayk Fong Lee. Retourner au village d’Oikan Joira semble risqué, puisque leurs ennemis y sont peut-être déjà. Tout semble indiquer que nos intrépides aventuriers vont devoir trouver un autre chemin pour rentrer.

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