Personnages présents

  • Jeanne Lefèbvre
  • Naranbataar
  • Ki Qua
  • Fernand Legoffe

Date

06.05.2018

Court résumé

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Au sortir de la caverne des Tcho-Tcho, les investigateurs décident de retourner au village mongol, malgré les risques d’y trouver le convoi de Sayk Fong Lee. Leur chemin les fait croiser une trentaine d’hommes du sorcier mandchou, qu’ils contournent habilement. Au leur grand dam, cependant, le village d’Oikan Joira est occupé par les Mandchous : trois véhicules blindés et une poignée d’hommes sont restés sur place pour y surveiller leurs intérêts. Qua demande des nouvelles aux gardes mongols, pendant que Fernand et Jeanne prennent position dans la demeure du défunt shaman.

Une ombre avait discrètement suivi le groupe depuis son départ des grottes de Ranksacaan. Naranbaatar, un jeune chasseur sacrifié à la larve, avait survécu en s’accrochant à la corniche glacée. Il y avait découvert le corps d’un officier japonais qui s’était donné la mort pour des raisons inconnues. Depuis des jours, le jeune homme attendait une occasion de quitter la caverne des Tcho-Tcho : les investigateurs la lui ont donné. De retour au village, il apprend que son père a trouvé la mort en suivant les étrangers occidentaux dans leur attaque punitive sur les Ranksacaan et que sa mère a été brutalement tabassée par les Mandchous “en guise d’avertissement”. Rongé par la colère, il explique au chef Oikan Joira qu’il veut se venger. C’est tout naturellement que celui-ci redirige Naranbaatar vers les étrangers.

De leur côté, les investigateurs envisagent de voler un véhicule blindé, de retrouver leur avion et d’atteindre Kurulun. Malheureusement, un garde mongol prévient les Mandchous de leur présence. Les laquets de Sayk Fong Lee quittent immédiatement les lieux, par précaution : la direction qu’ils empruntent est celle du Fairchild du groupe. Après une brève entrevue avec Naranbaatar (il ne lui faut que quelques mots et gestes pour communiquer son intention de tuer les assaillants de sa mère), l’équipe suit la trace des véhicules pour arriver, de nuit, en vue de leur avion. Encore une fois, nos protagonistes échafaudent un plan à base de grenades afin de prendre le dessus sur leurs ennemis : Qua se porte volontaire pour se rapprocher des véhicules blindés en se faisant passer pour une sbire décérébrée du sorcier mandchou. Une fois à proximité, elle compte envoyer une grenade “déblayer” le chemin. Son plan fait long feu lorsque les Mandchous, manifestement trop malins pour se laisser berner, lui criblent l’épaule d’une balle de fusil qui la projettent à terre, au bord de l’inconscience. Alors que le reste du groupe riposte, Qua parvient à ramper suffisamment proche des véhicules pour lancer sa grenade, qui atterrit sur le toit d’un blindé. L’explosion ravage le véhicule, ôtant la vie à un Mandchou tout en propulsant un de ses camarades au sol. Ce qui aurait dû être une bonne nouvelle se transforme rapidement en cauchemar. Le mourant pousse un cri d’agonie, qui donne vie à une créature de sable à l’apparence de démon. Face à une telle opposition, nos investigateurs battent en retraite.

Oikan Joira refuse de s’opposer directement aux Mandchous, malgré les suppliques de Naranbaatar. À la place, il offre au jeune membre de son clan de garder les chevaux et de longer la rivière au nord, jusqu’à atteindre un petit port pouvant les menant à Mandchuria. Le trajet se passe plutôt bien, à l’exception du passage de leur avion au-dessus de leur tête : les Mandchous sont à leur recherche. La situation prend une tournure inattendue lorsqu’arrivés au port, les investigateurs apprennent d’un batelier que le Fairchild, posé depuis peu derrière une petite colline, vient d’être pris d’assaut par de monstrueux homme-poissons sortis de l’eau. Qu’attendait le Fairchild ? Que cherchaient les Shen De ? Ces questions resteront sans réponse, puisque le groupe choisit de prendre la poudre d’escampette aussi vite que possible à bord de la première embarcation venue. Naranbaatar a juste l’occasion d’apercevoir un duo de Maigres Bêtes de la Nuit rejoindre l’emplacement de l’avion, pour ajouter à la confusion.

Le navire atteint Mandchuria quelques jours plus tard. Ville-frontière entre la Russie et la Chine, l’endroit possède quelques débits de boisson alcoolisés que le groupe visite pour s’informer de l’avancée des Japonais. Par le plus grand des hasards, Fernand y retrouve Ivan Dimitri Donovief - le Capitaine soviétique qui accompagnait Sayk Fong Lee à Paris. Le géant a été exilé en raison de son échec, aussi accompagne-t-il désormais un petit groupe de Russes Blancs en direction de Harbin. Ils conviennent de voyager ensemble jusque là, en empruntant un des rares trains encore autorisés à circuler malgré la guerre. Le trajet de train se fait dans la nuit - une longue nuit sans fin, qui confirme sa nature surnaturelle. Ce sinistre détail n’est pas la pire surprise à laquelle sont confrontés les passagers : Tsitsikar, un important relais le long de la voie ferrée, est sous le feu de l’artillerie japonaise. Le détachement Mandchou présent dans le train débarque dans la ville pour y soutenir les défenseurs, ralentissement le départ de la machine vers des cieux moins agités. Ni une, ni deux, Ivan suggère de partir sans les autres voyageurs, pendant que le groupe et les réfugiés russes prennent possession de la locomotive et la détachent du reste du train. Couards, les investigateurs acquiescent et laissent derrière eux des centaines d’innocents aux mains de l’envahisseur.

À Harbin, la situation n’est guère plus réjouissante. Le Maréchal Zhang Xueliang a dû quitter la ville sous les bombes. L’Église orthodoxe a été attaquée par des Shen De, qui arrachèrent la peau du pauvre Sergei Sebastianovich. Le vieil homme est mort, n’ayant pu communiquer ses dernières informations à destination du groupe qu’à un prêtre rescapé, au bord de la folie. Apparemment, les Shen De ont pris possession d’un temple au nord de Harbin, bâti sur une petite île là où la rivière se sépare en deux. Le groupe décide de se reposer une poignée de jours sur place, en attendant que le Maréchal leur offre une hypothétique réponse radio. C’est le cas : Zhang Xueliang leur apprend que les tentatives de draguer la rivière nord a coûté la vie à une poignée de ses soldats, indiquant clairement la présence d’un danger dans l’eau. Pendant ce temps, Ivan communique en russe par radio : impossible de comprendre à qui il parle, mais il n’en faut pas plus aux investigateurs pour décider de laisser les réfugiés russes en plan alors qu’ils quittent Harbin pour localiser le fameux temple.

Quelques heures de marche dans le noir sont nécessaires pour trouver l’endroit. Le groupe entend deux bateaux motorisés qui amènent du ravitaillement sur l’île. Naranbataar identifie clairement le contenu et l’équipage : deux fois quatre Shen De, qui transportent des véhicules lourds dissimulés sous une bâche. Qua et lui se débrouillent pour dépouiller un pêcheur de sa barque, pendant que Fernand et Jeanne montent la garde dans les fourrés. Ils se regroupent, accèdent à l’île et découvrent que celle-ci est majoritairement désertée, à l’exception du temple duquel s’échappe une puissante colonne de ténèbre se déversant dans les cieux. Les camions contiennent du matériel de voyage et de combat, que le groupe s’approprie. Qua, discrète, s’infiltre dans le temple et y découvre une arcane des Cinq Supplices à laquelle est attachée l’ombre de Guang Ying, sous la surveillance de l’ombre de Tsobata - l’officier japonais proche des Shen De qu’ils ont vu mourir sur les jonques de Serpent Jaune. Déterminés à mettre un terme aux agissements des monstrueux homme-poissons, les protagonistes déchaînent les flammes dans les sous-sols du temple, à grand renfort d’essence, de poudre de munitions et de grenades. Ils se positionnent ensuite à l’entrée du temple, prêts à recevoir les créatures impies si jamais elles osent se montrer…

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