Personnages présents

  • Sayd Simgood, révolutionnaire flamboyant
  • Allistair, Data Djinn freluquet
  • Noor, agente peu loquace
  • Rumple, pilote tête-brûlée

Date de la séance

14 septembre 2019

Déroulement du scénario

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Ibdal, dans le système Aiwaz (en vrai : screenshot de Stellaris). Lieu de résidence de Hiram “Veuve Noire” Momasdi.

Suite à la désintégration du Ghazali dans l’étoile Hamura, l’équipage du Gilgamesh entame son voyage vers la station-portail du système, la bien-nommée Hamurabi. Cette petite épopée leur vaut d’essuyer une pluie de detritus stellaires, vestiges fantomatiques du Zafirah dont la présence confirme qu’une partie du vaisseau de la Légion a bel et bien été expulsée à travers le portail. Cette mésaventure n’est pas l’unique découverte en route : le Gilgamesh dévoile la présence d’un croiseur militaire de la Légion, qui ne manque pas de l’interpeller par contact radio. Impossible d’outrepasser sa vigilance. Apprenant la présence de rescapés à bord du vaisseau, le commandant de la Légion enjoint les membres d’équipage du Gilgamesh à rejoindre Hamurabi pour y attendre une petite estafette, désireuse de les interroger.

Hamurabi est une station-portail typique, à ceci près que l’officier du port, Asal Harub, fait montre d’une obstination besogneuse qui confine au ridicule dans sa fouille du Gilgamesh. Face à cette interminable procédure bureaucratique, les rescapés, encore nombreux à être irradiés et à nécessiter des soins, affichent petit à petit leur indignation. Rumple négocie l’appel d’une équipe médicale auprès d’un des deux gardes accompagnant Asal, alors que Sayd use de son magnétisme et de son tact pour forcer l’officier a abrégé sa visite. L’équipe se rend ensuite à la cantina, Chez Brahani, où il évente la nouvelle de la destruction du portail vers Taoan auprès du personnel. Conscient que cette information vaut de l’or, Rumple empoche une petite somme en offrant sensiblement la même information à Khabaran Nazim, responsable d’une agence proposant des contrats pour mercenaires de tout poil. Pendant ce temps, Allistair glane autant d’informations que possible sur la lune glaciaire de Abui en orbite autour de Nestero, où travaillent une bonne partie des mineurs qui animent la Cantina. Il découvre, entre autres, qu’un syndicat de mineurs à la solde de la Ligue Franche enquête actuellement sur les conditions de travail à la mine, considérées comme trop dangereuses malgré le salaire généreux. Un envoyé du syndicat, Didier Abédi, tente apparemment d’en apprendre plus sur la station elle-même. De leur côté, Nour et Sayd envoient un message à leur employeur, Hiram, lui indiquant l’impossibilité d’atteindre Taoan et lui demandant ses prochaines instructions. Sayd accepte également une interview en live auprès du Bulletin lors de son retour à Coriolis, pour le plus grand bonheur de Anata Garam, la responsable locale de la branche Média du Consortium. Finalement, les soldats de la Légion envoyés pour s’entretenir avec nos héroïques mercenaires n’en ont qu’après une chose : le disque d’émeraude du Ghazali. L’équipage ment, prétendant ne pas l’avoir en sa possession.

Comme le message et sa réponse prendront plusieurs jours avant d’atteindre leur destination, l’équipage du Gilgamesh saisit l’opportunité d’empocher deux contrats routiniers pour occuper le temps : la livraison de deux tonnes et demi d’engrais au complexe militaire de Nestero, ainsi que l’escorte de la danseuse Émira vers la station de la même planète. Ils s’entretiennent en sus avec Didier Abédi, que Noor identifie clairement comme asocial pathologique requérant l’usage de drogue pour pouvoir converser à peu près normalement, et conviennent d’observer la lune Abui pour y découvrir d’éventuelles preuves des mauvaises conditions de travail. En effet, la simple rumeur qu’Abédi pourrait se déplacer là-bas suffit aux exploitants de la mine pour déployer un véritable écran de fumée l’empêchant d’y repérer les problèmes.

Le Gilgamesh s’acquitte sans mal de ses corvées. Non pas que le voyage soit sans encombre : une des redoutables tempêtes ioniques s’abat sur le vaisseau, mais Rumple la traverse comme si de rien n’était. Allistair, anticipant un éventuel piège, inspecte la cargaison de fumier, mais n’y trouve guère d’éléments suspects. Noor offre sa chambre à Émira et tente de socialiser avec elle, mais la danseuse se maintient dans son rôle sibyllin et intouchable. Qu’à cela ne tienne, la mission n’en demandait pas tant. Une fois la cargaison livrée, le vaisseau se rapproche de Abui, mais les capteurs de la station minière le repèrent. Sayd improvise une offre de transport de glace qui se voit poliment déclinée, mais le temps gagné durant la négociation permet à Allistair de s’infiltrer dans le système de communication interne de la lune et d’y apprendre la présence d’une centaine de mineurs - bien trop vu la taille de Abui - et d’un accident ayant condamné un couloir. L’équipage du Gilgamesh tergiverse quelque peu : ces informations sont-elles suffisantes pour Abédi ? La majorité décide de retourner à Hamurabi et d’y offrir ces deux informations, au grand dam de Rumple qui aurait voulu pousser l’enquête.

De retour à la station, les mercenaires du Gilgamesh reçoivent leurs récompenses : plus de 7’000 birrs, ainsi qu’une affiliation au Syndicat des Mineurs de la Ligue Franche et un menu défraiement de la part de Abédi. La réponse de Dame Momasdi est claire : elle les enjoint à la retrouver sur Ibdal. Le Gilgamesh franchit donc, par lui-même, le portail menant de Hamura à Kua, puis de Kua à Aiwaz, afin de présenter son rapport à Hiram - non sans lui offrir le disque d’émeraude, qu’elle transmet à sa hiérarchie pour le déchiffrer. Comme le paiement dépend lourdement des informations récupérées sur le disque, le groupe convient d’attendre le déchiffrement sur place et prend un peu de repos.