Douchebag Sheriff

Premier résumé de séance de notre campagne des Cinq Supplices, pour l’Appel de Cthulhu. Pour les joueurs : n’hésitez pas à me prévenir si j’ai écorché les noms de vos personnages.


Pour les visiteurs qui débarqueraient ici, sachez que les résumés révèlent des informations importantes sur le déroulement de la campagne officielle des Cinq Supplices. Ne les lisez pas si vous comptez la jouer !


Vous avez lu l’avertissement ci-dessus ? Très bien !

Personnages présents

  • Jacques d’Oye, psychologue curieux
  • Ki Qua, vagabonde mystificatrice
  • Jeanne Lefebvre, archéologue ambitieuse
  • Fernand Legoffe, agriculteur breton

Date

6 novembre 2016

Mise en bouche

Août, 1931. Les personnages sont invités à un spectacle d’ombres chinoises à Paris, ainsi qu’à une exposition d’art chinois le lendemain, dans le cadre de l’inauguration de l’extension de la Gare de l’Est. Chacun dispose de raisons différentes :

  • Fernand Legoffe reçoit une invitation par erreur : celle-ci était adressée à un autre F. Legoffe vivant non loin de là. Agriculteur cultivé, notre Fernand décide néanmoins de se rendre à Paris pour profiter de cette erreur et apprécier le raffinement de la capitale.
  • Jeanne Lefebvre est la fille d’un défunt archéologue de renom. Celui-ci travaillait avec Louis Longsdale, dont la collection chinoise est exposée à la Gare de l’Est. C’est en qualité de “proche” éloignée que Jeanne reçoit une invitation aux deux événements.
  • Ki Qua est une amie de Riu Ru, le marionnettiste en charge du spectacle d’ombres chinoises. Il l’invite cordialement à sa représentation. En sus, la communauté chinoise de Paris étant relativement soudée, Ki Qua s’entend bien avec Meï Fang, conservatrice de la collection de Louis Longsdale. Cette dernière lui offre une entrée à l’exposition, sous couvert d’être journaliste.
  • Jacques D’Oye est un pionnier dans le domaine de la psychologie : il est connu pour avoir apporté ses connaissances au monde médical chinois. Parmi ses contacts, Guang Zheng est de retour à Paris. Par courtoisie, il l’invite à un spectacle d’ombres chinoises et à l’exposition.

C’est un hasard si, le soir de la représentation d’ombres chinoises, ces quatre individus se retrouvent assis les uns à côté des autres…

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Scénario 1 : L’Arcane des Cinq Suppliciés

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Le spectacle d’ombres chinoises s’ouvre sur la légende des Rançonneurs de Droit Divin, narrée par Riu Ru. À peine celui-ci a-t-il terminé son synopsis que Fernand remarque une flamme grandissante devant la scène : cette réjouissance n’était manifestement pas prévue par les organisateurs. Alors que la foule s’engorge tant bien que mal dans les couloirs étroits qui mènent sur la rue, Ki Qua propose à ses voisins directs de passer par la porte arrière du bâtiment. Le petit groupe improvisé s’exécute et tombe sur Riu Ru, le marionnettiste, assommé au-devant de la scène, sans que son agresseur n’ait laissé aucune trace. Jeanne et Qua le prennent en charge jusqu’à la sortie du bâtiment, puis les deux gentlemens - Jacques et Fernand - prennent leur relais.

Riu Ru tente de mener le groupe chez son maître, en leur indiquant les directions à prendre dans le dédale que constitue le Quartier de la Chaussée d’Antin. Quelques minutes sont nécessaires à Fernand pour remarquer que leur guide n’est pas à son aise : souffrant sans doute d’un effet de bord de sa commotion, il les fait tourner en rond, alors que l’incendie engouffre la salle de spectacle et menace de se propager à tout le quartier. Jeanne met à profit son sens de l’orientation pour pointer le chemin d’une vraie sortie. En passant par des bâtiments apparemment désaffectés, les rescapés distancent la menace des flammes. La tension refuse néanmoins de chuter : depuis la rue, Jacques perçoit des appels à l’aide et des râles de douleur en provenance d’une cave. Mû par son devoir de médecin, il pénètre dans le bâtiment, suivi par Qua. Jeanne et Fernand, eux, “profitent de l’instant pour appliquer des premiers soins” à Riu Ru.

Dans la cave, Qua et Jacques tombent sur une sinistre démonstration de torture : cinq hommes asiatiques ont été épouvantablement suppliciés, chacun à la manière des éléments chinois (métal, eau, bois, terre, métal). Ils semblent condamnés, leur état de santé étant trop dégradé pour qu’ils puissent être déplacés sans matériel médical. Au milieu des cinq hommes, une femme en larme est retenue prisonnière. Alors que Qua et lui la libèrent, Jacques est pris d’une étrange hallucination : au fond de la cave, il aperçoit un homme vêtu comme un marchand ambulant chinois, distribuant à la foule alentour des biscuits porte-bonheur. Cette vision s’efface lorsqu’il tente de toucher l’étrange individu, sous le regard dubitatif de Qua pour qui la priorité reste de protéger la prisonnière. Cette dernière n’est qu’à moitié consciente : elle murmure “Wo de xing ming shi Liu Chen” (“Mon nom est Liu Chen”) à ses sauveurs, avant de sombrer.

Enfin, le groupe parvient à se frayer un chemin jusqu’à une rue bondée. Fernand demande à un pompier de les amener à l’hôpital le plus proche, où les deux blessés - Ru le marionnettiste et la mystérieuse Liu Chen - sont pris en charge par le personnel. Si tous ont été ébranlés par l’événement, Qua a littéralement été traumatisée : tous ses membres tremblent, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Alors que Chen est emmenée par les infirmiers, elle refuse de la quitter des yeux et exige de rester avec elle pour lui poser des questions. Ironie du sort, personne ne la comprend, car elle ne parle pas français. Jacques ne souhaite pas non plus lâcher le morceau : il improvise une histoire, selon laquelle il est médecin, Qua est la soeur de Liu Chen et il aimerait pouvoir la prendre en charge. Nul ne saura jamais pourquoi la réceptionniste réagit ainsi, mais plutôt que d’accéder à sa requête (certes trop pressante pour être parfaitement honnête), elle préfère appeler la police. Trois officiers déboulent quelques minutes plus tard pour interpeler les deux suspects. Jacques se laisse faire, alors que Qua - prise de panique - tente de s’échapper. Dans une courte poursuite, elle est rattrapée deux policiers, mais parvient à se libérer à nouveau et file en direction de son quartier de résidence. Au poste, Jacques est mollement réprimandé par l’officier supérieur, mais cette fâcheuse affaire s’arrête là : la police de Paris a mieux à faire que d’enquêter sur chaque cas sans incidence qu’on lui soumet. Tard dans la nuit, Jeanne, Jacques, Fernand et Qua trouvent enfin le repos - certains plus difficilement que les autres.

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Scénario 2, part 1 : La Chine en Gare de l’Est

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Pour nos protagonistes - dont il est difficile de dire qu’ils forment un groupe - la soirée de la veille fut particulièrement mouvementée, sans que cela ne remette en cause leur envie de se rendre à l’exposition chinoise. Ils se rendent ainsi à l’inauguration de la nouvelle aile de la Gare de l’Est, Qua se démarquant à nouveau par la qualité douteuse du déguisement dont elle s’est affublée, de peur d’être reconnue des forces de police. Les remarques de ses compatriotes chinois ne suffisent pas à lui faire abandonner sa perruque. En revanche, elle tente d’en apprendre plus sur les événements de la veille et ses amis mentionnent un éventuel parallèle entre ces crimes odieux et les meurtres de Chinois en Europe, dans le sillon du train emmenant le ténébreux Sayk Fong Lee, responsable de la délégation mandchou, jusqu’à la Gare de l’Est à Paris.

0_1478988900320_Guy_369_-PARIS-_La_Gare_de_l'Est.jpg Gare de l’Est, 1930

De son côté, Fernand est rapidement accosté par Albert Breton, secrétaire général des compagnies ferroviaires françaises, qui le prend pour l’un des principaux investisseurs du projet d’extension de la gare. Car en vérité, le Fernand Legoffe à qui la lettre d’invitation était manifestement très attendu sur place. Bredouillant quelques platitudes à son interlocuteur peu suspicieux, notre imposteur remarque la présence d’un autre homme à proximité : celui-ci porte un intérêt manifeste à la conversation, si bien que Fernand l’interpelle dès que M. Breton retourne à ses affaires. Il s’appelle Georges Guédon, travaille au Ministère des Affaires Étrangères et semble avoir compris le malentendu dans lequel Fernand s’est retrouvé embourbé. Lorsque Fernand confirme la situation, Guédon - décidément plein de ressources - lui propose de lui adjoindre deux agents du Ministère pour tenir éloigner les curieux, en échange de quoi Fernand devra se renseigner sur deux choses : (1) les raisons qui poussent la communauté chinoise de Paris à craindre Sayk Fong Lee et (2) l’absence d’un certain Louis Longsdale, collectionneur à l’origine d’une bonne partie des pièces exposées dans le Pavillon Chinois. En bon patriote, Fernand accepte la proposition et se voit dès lors flanqué des agents Benoit Pechard et Bertrand Charier, pour la Grandeur de la France !

Jacques et Jeanne, chacun de leur côté, se rendent directement au Pavillon Chinois, sans guère s’attarder sur les technologies ferroviaires exposées dans les allées. Alors qu’il fend la foule, notre psychologue est parcouru d’une frisson fiévreux : sous ses yeux, un marchand ambulant chinois distribue des biscuits porte-bonheur, une situation qui correspond en tout point à sa vision de la veille. Qu’à cela ne tienne, il profite de l’occasion pour recevoir lui aussi un biscuit, ne serait-ce que pour désarmer cette impression gênante que quelques affaires surnaturelles sont en action. Jeanne et Qua reçoivent elles aussi un biscuit, alors qu’elles passaient à proximité de la scène. Voici, en vrac, le contenu de leurs messages :

  • Celui qui cherche le Dernier Sacrilège trouve un bras allié.”
  • L’arcane brisé ne dissimule plus la captive.”
  • Guang Ying mourant rejoindra les ombres.”

Malgré leur présentation tendue d’hier soir, le trio décide de faire chemin ensemble jusqu’au Pavillon Chinois, où Mei Fang l’accueille avec politesse. Cette jeune chinoise, conservatrice de la collection ici exposée, informe Jeanne que M. Longsdale a contracté de virulentes fièvres lors de son dernier voyage en Chine, l’empêchant d’être présent pour l’exposition.

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État des relations, à la fin de la première séance :

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