[Résumé] Séance 6, de Hanoï à Shanghai

Personnages présents

  • Fernand Legoffe
  • Ki Qua
  • Jeanne Lefèbvre

Date

10.04.2017

Court résumé

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À Hanoï, le groupe renoue avec les colonies françaises. Sur place, Guédon s’en va retrouver Albert Brenar, administrateur de la colonie, laissant soin aux membres du groupe de localiser “La Perle”, le magasin de Marcel Passignat. L’homme est censé en savoir plus sur le mystérieux paravent que devaient détruire les sbires de Sayk Fong Lee.

Sans mal, les investigateurs trouvent la boutique. Ils distinguent des Dacoïts à l’intérieur - des hommes patibulaires aux motivations hostiles et obscures - et tentent de les prendre par surprise. Malheureusement, leur fin stratagème échoue et les voilà forcés de se défendre face à quatre adversaires féroces. À l’issue d’un combat éprouvant, Jeanne écope d’une grave blessure à l’épaule, Qua subit les contrecoups d’une fulgurante corde à linge assénée maladroitement par Fernand qui lui, se porte plutôt bien. Dans l’autre camp, un Dacoït est parvenu à prendre la fuite, laissant deux de ses alliés entre les mains du groupe. Le dernier, quant à lui, connaît un destin funeste suite à une hémorragie manifestement inarrêtable. Le vacarme de l’affrontement est suffisant pour alerter la Police locale, qui ne fait guère d’affaire lorsque George Guédon et Albert Brenar interviennent en faveur des investigateurs. En effet, les Dacoïts sont connus pour causer des troubles, des primes étant même proposées pour la tête des individus les plus problématiques. Retrouvant Passignat le lendemain, nos trois comparses apprennent avec exactitude l’emplacement du paravent : il s’agit, en vérité, d’une large structure en cours de restauration dans le Guanzhou Wan, près de Fort Bayard. Ni une, ni deux, l’itinéraire du vol est modifié pour se rendre sur place.

À Fort Bayard, les investigateurs louent les services de Shi, le pêcheur du coin qui les mène à Kun Cha. Apparemment, un artisan du nom de Liok Han Tai travaille effectivement à la restauration d’une fresque dans une petite pagode. Sur place, le groupe rencontre ledit artisan, accompagné de ses assistantes. L’homme est âgé, presque aveugle. Il serait venu ici suite à une prédiction offerte par les Cieux suite à des offrandes à Hanoï : la divination lui a indiqué qu’un paravent se trouvait ici, à Kun Cha, et qu’il finirait sa vie en le restaurant. La fresque présente sur le paravent présente la bataille des Humains contre les Rançonneurs de Droit Divin, telle que narrée par Riu Ru à Paris. Espérant y déceler une forme de magie quelconque, Fernand, Jeanne et Qua dorment sur place. Grand bien leur prend, car deux Dacoïts - sans doute sur leurs traces - pénètrent dans la pagode de nuit pour tenter de la détruire. Ces deux malheureux sont vite maîtrisés - l’un d’entre eux succombant immédiatement à ses blessures. Le dernier ne révélera rien de lui-même, tant par défiance qu’à cause de ses graves blessures, mais son regard trahit le fait qu’il connaît Sayk Fong Lee. Le groupe le remet au chef du village de pêcheurs, avant de reprendre l’avion en direction de Macao, où un peu de repos s’offre à lui. L’occasion pour Mei Fang d’en raconter plus sur Shanghai et la situation politique de la Chine, de sorte à ce que ses compagnons ne soient pas surpris en débarquant à Shanghai lors de leur prochain arrêt…

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Notes historiques :

  • les Dacoïts n’étaient vraisemblablement pas si “flagrants” dans l’Histoire réelle. Ils formaient de vraies bandes de brigands dépossédés de leurs terres, principalement en Inde, et menaient de vraies guerres contre l’État. D’après Wikipedia, la fiction les représente comme des sbires au service de… Fu Manchu, qui partage quelques légères ressemblances avec un personnage important de la campagne. 0_1491859330015_Dacoits.jpg
    (Source de l’image: http://kbenglishslh.wikispaces.com/Dacoits)
  • La Chine de l’époque était essentiellement sous domination du Guomindang (généralement écrit “Kuomintang” dans un mélange bâtard entre deux alphabétisations occidentales du mot chinois), un mouvement fondé par Sun Yat-sen en alliance avec les communistes. Après sa mort, les deux pans du parti ont explosé : son nouveau leader, Chiang Kai-shek, nettoya par le sang les revendications communistes en 1927, peu après sa reconquête de la majorité du territoire chinois des mains des Seigneurs de Guerre locaux, ainsi que des puissances occidentales. En 1931, il s’agit de la puissance dominante en Chine, bien que la Mandchourie soit toujours essentiellement partagée entre le Japon et la Russie.
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